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La première maison du village aurait été construite au Gué de Moncés, au bord du chemin menant à Beaupré. On parle déjà d’un village en 1150.

FOLMAR V de LUNÉVILLE, Comte de METZ, est à l’origine de la fondation de l’Abbaye de Beaupré (un lieu plaisant de bord de Meurthe qu’elle dénomma «Bellum pratum», traduit ensuite par Belprez et enfin Beaupré) pour des religieux de l’Ordre de Citeaux. La règle de vie des Cisterciens de Beaupré est celle édictée par Saint Bernard de Clairvaux : le travail agricole.

Et puis Beaupré détenait des reliques dans son Trésor : morceau de la vraie Croix, cheveux de la vierge et fragments de sa robe…(pour en savoir plus sur l’histoire de Beauprése référer à la rubrique «lieux à découvrir» sur le site de la commune de Moncel lès Lunéville).

A son apogée, Beaupré comptera jusqu’à 56 religieux et une soixantaine de convers (un convers est un religieux non prêtre soumis à l’obéissance monastique).

Le village de Moncel fut détruit en 1224. Hugues, Comte de LUNÉVILLE et Conrad, son frère, construisirent la Nouvelle Ville de Moncel («Novam Villam de Monceas»).

Moncel fut ruiné et dépeuplé à plusieurs reprises durant les guerres sous les règnes de Louis XIII et Louis XIV (une seule famille avait survécut aux dévastations). En 1645, pendant la Guerre de Trente Ans, le village est à nouveau ruiné, l’église est détruite : elle sera reconstruite en 1700.

Cette terrible époque marqua longtemps le village de Moncel puisqu’en 1738 «la commune de Moncel est une des plus pauvres de la Dépendance de Lunéville ; quelques paguis font tout son revenu ; il n’y a que deux habitants logés dans des maisons leur appartenant ; toutes les autres sont au sieur de Vassard, conseiller au Parlement de Metz.»

La Seigneurerie et le fief de Moncel devinrent en 1751 la propriété de Jean-Charles Joly de Morey (1703-1767), conseiller au Parlement de Nancy. Le territoire de Moncel va appartenir durant près de 20 ans à la famille Joly de Morey avant de tomber dans les mains de ceux qui profitèrent des troubles de la Révolution pour se le procurer à vil prix.

En 1779, 3 baillages sont présents autour de Lunéville (existence entre 1698 et 1790) :

  • Moncel sur Meurthe
  • Les censes de la forêt de Mondon
  • Cense-fief de Mississipi

ND : le cens était une redevance annuelle, foncière et perpétuelle qui est due par celui qui possède la propriété utile d’un fonds

Le village ancien de Moncel s’est implanté près du gué, autour de son église, de son cimetière et de ses deux grosses fermes du 18e siècle dont l’une aurait servi de relai de diligence.

Village très pauvre, Moncel a dû vendre les pâquis communaux en 1837 pour pouvoir réparer son église.

Au XXe siècle, Moncel va changer de nom. Une demande est faite en 1951 pour que Moncel devienne «Moncel-les-Lunéville».

La commission de révision du nom des communes, par la voix du Préfet, fera savoir son exigence d’utiliser le terme «lès», qui signifie «près de». Le 16 août 1955 le changement de nom est entériné par Edgar FAURE : on parle désormais de Moncel-lès-Lunéville.

Après 1965, la construction de la zone industrielle sur le territoire de Lunéville et de Moncel-lès-Lunéville a permis à notre commune d’aménager les rues principales RN59 et rue de la Machine. Trailor, anciennement De Dietrich, occupait principalement le territoire de Lunéville et les extensions se sont réalisées sur Moncel là où le terrain était disponible.

En 1982, la Maison des Loisirs et de la Culture est construite. Ce lourd investissement sera rendu possible par le doublement des taux d’imposition qui, avec le développement de la zone industrielle, permis d’apporter une facilité financière à la commune et de réaliser des aménagements indispensables à la qualité de vie des habitants : extension et réfection de l’école (salle pour le périscolaire, cantine, salle informatique), sécurisation d’un réseau d’eau potable permettant au village une totale autonomie en eau de qualité, rénovations du cimetierre, création de lotissement..

Le XXIème siècle apporte à Moncel-lès-Lunéville une nouvelle dimension dans le poids économique et stratégique local. L’action visionnaire du maire de l’époque, Bernard MERCIER, conduira la commune à être à l’origine de la création du SIVOM du Lunévillois à la fin des années 80 (SIVOM = Syndicat Intercommunal à Vocations Multiples), puis de la CCL (Communauté de Communes du Lunévillois) le 20 décembre 1996. .

Elle deviendra la Communauté de Communes des Territoires de Lunéville à Baccarat (CCTLB) le 1er janvier 2017.

Le Blason

C’est le blason de la Maison de Moncel, famille d’ancienne chevalerie lorraine. Impossible de déterminer une date de création à ce blason, qui a traversé les âges, mais qui est bien antérieur au 17e siècle.

De gueules aux cinq annelets d’or ordonnés en sautoir.

Le « gueule » est un émail héraldique de couleur rouge. Entre le XII et le XIII c’est l’émail le plus employé dans les armoiries (en monochrome il est représenté avec des hachures). Il est le symbole d’amour ardent pour Dieu, de vaillance, de hardiesse. Les annelets d’or symbolisent les anneaux des chevaliers.

Histoire insolite de l’église

L’église de Moncel-lès-Lunéville

Située entre la rivière et la route nationale, elle n’est pour ainsi dire qu’une simple chapelle dont la construction date de 1837. Elle se trouve à la place de l’ancienne église, réédifiée vers l’an 1700 à la suite de la guerre de 30 ans durant laquelle elle fut détruite. Elle est entourée du cimetière et dédiée à Saint Martin.

Afin de préparer l’exposition universelle de 1889, le ministère de l’Enseignement public demanda aux instituteurs de France de produire une monographie sur la commune où il enseignaient. 

A Moncel-lès-Lunéville, c’est l’instituteur Jean-Baptiste URY qui, en 1888, écrivit un document très intéressant qui permet d’en savoir un peu plus sur la petite église du village. Elle fut construite en 1837 à la place de l’ancienne église qui avait elle-même été réédifiée vers l’an 1700 à la suite de la guerre de 30 ans où elle fut entièrement détruite.

On peut lire alors cette anecdote : « dans les fouilles faites avant la reconstruction en 1837, on a trouvé une pierre calcaire de 6cm d’épaisseur et de 0.60cm de face. Dans un trou carré creusé sur une arrête de cette pierre se trouvait une boîte de plomb de 3cm de hauteur fermée par un couvercle à charnière et renfermant quelque chose qui ressemblait à une phalange de doigt.

Cette phalange était enveloppée dans un papier sur lequel étaient écrits ces mots en latin « Reliquieve Sancti Bonifaci martyris ex legione Thebeorum ». Ce qui peut se traduire ainsi : relique de Saint Boniface, martyr de la légion thébaine.

La boîte était entourée d’un petit ruban de soie rouge assujetti sur le couvercle par un cachet de cire rouge aux armes d’un évêque ou d’un abbé.

Qu’est devenue cette pierre ? Nul ne le sait.

Quant à Saint Boniface, les écrits nous disent que ses reliques inventées à Trêves ont été transmises à l’Abbaye de Moyenmoutier. 

Histoire des rues/quartiers du village

Rue de la machine

C’est lors de travaux de reconstruction d’une maison qu’ont été découvert les débris d’une machine qui fonctionnait au moyen des eaux de l’étang. Il n’existe plus aujourd’hui de traces de ces débris. 

Les Monuments

La Petite Maison de Briques

Ancienne tuilerie.

La Pointe des Cras

Dans la forêt de Mondon à 6 kilomètres du village, aux portes de St Clément. La ferme n’existe plus : subsiste toujours le ruisseau « la pointe des cras » et un lieu-dit sur le canton de Moncel/Laronxe.

Le terme «cras» désigne le corbeau : oiseau prophète dont le cri en latin, est assimilé à l’adverbe signifiant «demain» : cras.

Les Wagons

Aujourd’hui (un peu) connue comme Zone d’Activité Commerciale, « Les Wagons » c’est une « Odysée Industrielle » qui a démarrée en 1879, grâce à Adrien de Turckheim. L’usine De Dietrich des Wagons, devenue ensuite la Compagnie Industrielle du Matériel de Transport (CIMT) puis General Trailers et enfin Trailor SA (avant de fermer définitivement en  2013) a pendant longtemps été un fief de la construction ferroviaire et automobile. Une histoire industrielle qui a fait rayonner le nom de Lunéville partout dans le monde. Un géant de l’industrie locale qui a employé jusqu’à 1500 personnes, en 1998. 

Monument  dédié au 314e Régiment de la 79e DI et au 749e bataillon de Chars Destroyer

Emplacement: Moncel les Lunéville, à côté de la voie de chemin de fer 

La traversée de la Meurthe du 20 au 23 septembre 1944 est un épisode héroïque au travers duquel le courage et le sens du sacrifice ont pris tout leur sens. 35 tués, 165 blessés, l’histoire d’un homme qui va tenter le tout pour le tout.

Pour en savoir plus : Découvrez cette histoire.

Les fermes de Moncel

La ferme de Beaupré

Ancienne abbaye de moines Bernardins réformés, sous l’Ordre de Citeaux. Cette abbaye fut fondée en 1135 par Folmar V de Lunéville, Comte de Metz, et son épouse Mathilde, sous l’invocation de Notre Dame en son Annonciation pour des religieux sous l’Ordre ce Citeaux. 

Ces religieux défrichèrent une étendue considérable  de terrain autour du couvent et fabriquèrent eux-mêmes les briques nécessaires à sa construction. Saint Bernard de Clairvaux envoyé des moines sous la conduite de Pierre, qui en fut le premier abbé.  Dom Malin fut lui, le dernier abbé du monastère et mourut en 1809.

L’église était vaste et ancienne ; on la croyait  du temps de la fondation. On voyait dans le chœur, les tombeaux de Gérard Seigneur de Gerbéviller (mort le 12 mars 1149), de Ferry II (de sa femme Agnès), de Thiébaut II, de Ferry III dit « le chauve » (et de son fil Jean -Comte de Toul – et de son autre fils, grand Prévôt de Saint Dié et évêque d’Orléans, mort le 4 juin 1299), de Ferry IV dit « le lutteur », du Duc Raoul (tué en  1346 à la bataille de Crécy) et d’Isabelle d’Autriche (femme de Ferry IV).

Après la destruction de l’abbaye, seuls les tombeaux du Duc Raoul (à droite de l’autel), de sa femme (à gauche de l’autel) et d’un évêque d’Orléans (devant l’autel) furent retrouvé.

Le tombeau du Duc Raoul portait l’épitaphe :

« Mort, qui de tout prendre est en grande,
« Fit moult piteux prise et grande,
« En Raoul qui marchis et Duc était,
« Et à tous biens rendus.
« Sage, courtois et plein d’honneur,
« A Crécy bien se défendit.
« S’il mourut, n’en soit reprouché,
« Trouvé fut le plus approuché,
« Des Anglais. Cy en gist le cors,
« Dieu li soit vrai miséricors ! »

Ces corps ont été transportés à la chapelle ronde des Cordeliers à Nancy, sépulture des Ducs de Lorraine. 

Beaupré possède neuf granges (fermes) situées dans un rayon de 25 kilomètres autour d’elle ou dans les Vosges. Ces granges sont à l’origine de la naissance de plusieurs villages comme CLEZENTAINE, AZERAILLES, FRAIMBOIS ou encore MAGNIERES. 

Pourtant, avec un effectif d’une trentaine de moines et le double de frères converts le monastère ne fondera pas d’abbaye fille, bien qu’ayant joué un rôle dans la création de BAUMGARTEN (67).

Les religieux vécurent dans une parfaite observance pendant des siècles ; mais le relâchement causé par les guerres de Lorraine, s’y étant introduit, le Duc Léopold y appela en 1710 des religieux de l’Ordre Cistercien de la Stricte Observance (connu aussi comme « trappiste ») d’Orval qui y rétablirent  la régularité et mirent en valeur les biens qui y avaient été abandonnés ou négligés. 

L’église de Beaupré fut réparée en 1715 ; le Duc Léopold en posa la première pierre. Le feu consuma l’abbaye cistercienne au commencement de la Révolution. 

Pour écarter la banqueroute, les représentants du peuple disposèrent de tous les biens ecclésiastiques (loi du 2 novembre 1789). Il y eut abolition des ordres religieux et spoliation des monastères. Le 29 avril 1790, trois commissaires furent nommés pour inventorier tout l’avoir de l’abbaye. Cette opération dura 4 jours. Haute Seille fut choisie comme maison de réunion.

Le 10 janvier 1791, tous les religieux demandèrent à sortir purement et simplement. Seuls l’Abbé et le prieur accablés par la maladie décidèrent de rester là. La mise en vente des immeubles de Beaupré eut lieu en février 1791. En 1793, l’ordre vint du gouvernement de réunir dans une même tombe tous les ossements des divers membres de la famille ducale. L’exhumation eut lieu à Beaupré.

En 1796, un incendie se déclara dans les bâtiments. Un groupe de soldats maraudeurs mit le lieu au pillage et empêcha les secours de s’organiser. Ce n’est plus aujourd’hui qu’une simple maison de ferme. L’infirmerie de l’abbaye a été rasée en 1977. Il ne subsiste que la porterie de l’abbaye et deux tours de l’enceinte monacale. L’accès au site n’est pas autorisé par le propriétaire. Une barrière ferme la route qui y accède.

La ferme des Mossus

Le nom vient d’un ancien étang, asséché dans les années 1840, peu profond, rempli de roseaux et de plantes aquatiques qui lui donnaient un aspect d’un terrain recouvert de mousse ou « mosse » en patois.

La ferme de Mississipi

Le domaine de Mississipi était une maison de campagne entourée de jardins magnifiques. Le Domaine fut érigé en fief par lettres patentes de Leopold 1er  (Duc de Lorraine) le 16 juin 1724 à destination de Sylvestre « Marquis » de Spada, chevalier de Malthe et chevalier d’honneur de Son Altesse Royale la Duchesse de Lorraine, Elisabeth-Charlotte d’Orléans (grand-mère de marie Antoinette et ancêtre de tous les Habsbourg-Lorraine). 

Ces bois furent donnés dans la forêt dite de la « Basse-Mondon » ainsi que l’étang dit de Béheu et permirent d’ériger le fief de Mississipi.

La Maison de Briques

Dans les années 1800, cette ferme était une briqueterie. Un Prince de Lorraine fut mis en nourrice dans cet maison en raison du bon air qu’on y respirait. Par reconnaissance, on donna à la nourrice la maison et les terres qui en dépendaient.

La ferme d’Edmond-Fontaine

Au début du 19è siècle, cette ferme portait le nom de « Ferme des Nœuds ». Le fermier, propriétaire, acheta le droit de remplacer le nom de la ferme à la suite de la mort subite d’un de ses fils, Edmond. C’est la présence d’une source vive près de la ferme qui détermina le nom final : Ferme d’Edmond-Fontaine.

La ferme de la basse Mondon

Anciennement Ferme de Saulcy ou de Soussy. Le mot « Saulcy » veut dire osier en patois.

La ferme de Saint Georges ou ferme de Mondon

Située au milieu de la forêt de Mondon, elle s’est aussi appelée Ferme Saint-George. Origine très ancienne, au treizième siècle elle appartenait déjà depuis très longtemps au Chapitre de la Collégiale Saint George de Nancy. On trouve dans les archives, le récit d’un procès qui eut lieu entre ce Chapitre et les religieux de Beaupré vers 1381, parce que ceux-ci avaient fait défricher quelques portions de bois de la forêt de Mondon  et y avaient creusé un nouveau lit à la Meurthe afin de préserver leurs domaines des inondations du cours d’eau.

A la Révolution, ces derniers sont expulsés. La ferme changera alors de mains 21 fois avant d’être achetée par la famille du Marquis de Jouffroy d’Avans. En 1922 la Famille Geoffroy acquiert bâtiments et terrains. En 1928, un incendie ravage le bâtiment principal d’habitation. Celui-ci sera reconstruit à l’identique avec 1 étage supplémentaire. 

La ferme de la Petite Pologne

Le nom de cette bâtisse vient de Nicolas-François MATHIEU qui était médecin à Lunéville, revenu de Pologne où il avait exercé son art et qui avait acheté les matériaux des bâtiments conventuels de l’abbaye de Beaupré, détruits par l’incendie de 1796. 
La qualité exceptionnelle de la construction, le charme qui s’en dégage, permet d’imaginer ce qu’avait pu être l’abbaye au temps de sa splendeur. Construite à quelques centaines de mètres de l’abbaye de Beaupré, « La petite Pologne » est une maison de plaisance dans le style du XVIIIème en pierre de taille doté d’un portail orné de colonnes. 

 

L’Histoire de Moncel en images